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L’écoeurantite qui n’a pas toffé à St-Bruno

Un texte d’Alex Ann Villeneuve Simard

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Y’a une coupe d’années de tsa,
A Saint-Bruno, l’monde avait une maladie qui se soignait pas chez le DOC.
On pourrait penser que c’était répandu comme épidémie,
Mais ça, statistiques Canada en a pas fait de cas…
Pis sans les internets, pis la cyber-mondialisation, pas possibles d’en savoir plus que ce qui se passe chez nos voisins qui sont vraiment à côté de chez nous là.
Mais comme la sœur du frère à mon arrière-grand-père du côté de ma mère, ben, c’était la sœur aussi à mon arrière-grand-père… Elle, elle nous a raconté tout ça !
C’est comme si j’avais été là, à Saint-Bruno-de-Kamouraska et que je l’avais vu de mes yeux vus…
Que pendant un boute tout le monde avait mal à quelque part…

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Ce qu’on m’a raconté, c’est que le premier à pogner la maladie c’était le vieux du village. Un homme dont l’honneur n’était plus à faire… Demandez-moi pas pourquoi, dans ce temps-là, juste le fait d’être un homme c’était honorable, fack mettons que c’est à cause de ça…

 

Mais lui, y’était gentil avec tout le monde. Un homme ben riche, ben généreux, qui était fier de vivre à Saint-Bruno… Il paraît qu’il en aurait marié quelques-unes dans le village…

 

Pis parce que y’était fier comme monsieur, y’avait pensé que de construire sa maison à côté du grand arbre placé sur son terrain, ça serait plus pas mal plus fancy que le reste du voisinage avec leurs maisons ben simples.

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En effet, c’était pas mal beau, dans la fenêtre du haut, les feuilles chatouillaient les volets pis durant l’automne y’avait comme une lumière d’orange qui s’insérait dans la pièce de la maisonnée du vieux, tsé, quelque chose de ben feng-chui.

 

 

Tout était beau, jusqu’au jour ou l’vieux fierpette s’est réveillé parce que y’a entendu un craquement, un grand craquement de genre tu te dis pas que c’est juste le vent qui fait ça, un genre de craquement qui vaut la peine que tu mettes ta robe de chambre pis que t’ailles voir kossé qui se trame dans l’sous-sol.

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OHBOY ! Quand l’vieux a vu que sa belle demeure était fendu sur le long… pis que la racine de son arbre qui faisait du feng shui dans sa fenêtre d’en haut faisait aussi du dégât sur son beau plancher de bois…. Il s’est mit à bouillonner.
On m’a jamais dit ce qu’il avait dit à ce moment-là, y paraît que ça se dit pas, tellement que c’est pas des mots propres… Mais il a parlé pendant un boutte, un langage du Jésus Christ accordé de toutes les façons possibles. Pis comme c’était un homme, fier orgueilleux et clairement pas capable de bien canaliser sa colère, y’é sorti en robe de chambre pis avec ses pantoufles abattre celui qu’il croyait être le bijou de son terrain : l’arbre de la fierté n’était plus.
C’est drôle parce que l’monsieur avait pas d’enfants, pis c’est comme s’il avait voulu mettre l’arbre en punition, il l’a fendu un peu partout sur toute son long, pour en faire des bûches qui ont finies dans le coin de son salon à regarder le mur et à pas bouger de d’là.

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Mais y’avait tellement coupé fort, avec rage, pis même si l’bonhomme était en forme pis qu’on aurait jamais pu pensé qu’il pourrait souffrir physiquement. Que c’est là qu’il est devenu malade. Il a pogné une écoeurantite au bras droit. Qui s’est empiré de jours en jours jusqu’à faire de son bras un membre statue. Il n’était plus capable de le bouger, pour rien, même pas pour se gratter. C’est ça que ça fait l’écoeurantite… ça bloque. Ça bloque toute ! Fac le vieux lui c’était ça…

 

Mais y’é pas le seul à l’avoir pogné… Y’avait une grande dame aux cheveux longs noirs, un peu ronde. Le regard noir comme… noir comme… noir comme… comment on dit dont ? NOIR COMME LE POÊLE, c’est ça qu’on dit…

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Elle. Tout ce qu’elle avait dire… c’était parler du temps qui fait. Faut croire qu’elle n’avait rien d’autres à dire. Mais la manière qu’elle en parlait, c’était pour dire que le temps n’était jamais correct. Une chialeuse. Une vraie chialeuse… Le genre de personne que tu te dis : « Ah non !… Pas elle, pas elle ! »

 

(Imitation de la dame) « Les bourgeons du printemps tardent à venir, la saison des Lilas est en retard, y’a de l’eau partout tout le temps, y mouille, y mouille tellement, on peut pas sortir dehors. »
Y fait toujours trop chaud l’été qu’a disait, ou bonyenne que y’a d’la mouche à Saint-Bruno, ou l’eau est ben trop frette dans rivière pour se baigner…

 

L’automne n’était jamais assez coloré pour elle. Elle chialait toujours quand elle devait râcler son terrain, ça y donnait des grosses courbatures. « Y’a dont ben d’la feuille s’t’année » qu’a disait…

 

Pis l’hiver… Pauvre hiver, elle c’était le bouc-émissaire des 4 saisons. Y fait ben trop frette, y vente trop, y tombe trop de neige, la neige est trop mouilleuse, trop fluffy, pas assez collante pour faire un bonhomme de neige. Y fait noir trop de bonne heure, faut pelleter : l’entrée, la cour… L’hiver, ça gerce les lèvres, ça défait le brushing à se mettre des chapeaux…

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Après une coupe d’années à trop se concentrer sur les affaires qui l’énervaient de chaque saison, la dame a pogné la même maladie que l’homme… Une écoeurantite… Mais de la langue. Un bon matin, a s’est levé, la langue ben jammé dans bouche, pu capable de rien dire. Rien de bon, pis rien de mal… Elle a passé sa vie à se bercer dans sa chaise, à tricoter pis à écouter les autres parler…
Pis c’est pas toute ! Après elle, y’en a eu un autre. Lui ! Pauvre… L’affaire c’est que lui, c’était un joyeux luron, un genre de jeune homme qui festoyait pas mal, qui faisait des blagues à journée longue. L’homme mesurait genre 9 pieds 2,  pis pesait 850 lbs, une bête là, pis y’avait une voix plus grave que n’importe quel ténor de n’importe quelle chorale… Mais. Quand y voyait un insecte, y pognait l’aigu dans gorge, y sautillait partout… un vrai peureux. Fac, c’est là que tout le monde riait de lui… Pis y’aimait pas ben ben ça.

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Un jour, y s’est construit un attaque-insecte, un genre de gros tue-mouche, énorme, pour toutes les insectes. Il s’était même fait un genre de ceinturon pour l’avoir tout le temps à sa taille… Y s’prenait pour un chevalier avec son tue-mouche qu’il prenait pour une épée.

 

Un vrai meurtrier, toutes les bebittes y passait. Pis pour assouvir son désir de vengeance envers ces scrupuleux êtres vivants, il avait installé dans son sous-sol, un grand mur avec des pots en vitre dans lequel il séparait les espèces d’insectes : araignées, coquerelles, perces-oreilles, mouches noires, papillons, limaces qu’on pouvait lire au devant de chaque pot… Un vrai buffet !

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Comme les autres, la maladie s’est emparée de lui. Il a pogné l’écoeurantite du bassin, là ou le tue-mouche se trouvait 365 jours par année. Pis en étant bloqué du bassin, il était plus capable de marcher… Le joyeux luron est devenu une charmante statue en plein cœur du village sur laquelle les insectes venaient se poser pour se faire dorer au soleil… Pauvre de lui !

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Pis après c’était l’autre avec son écoeurantite des jambes à forces de piétiné les fleurs du champs d’à côté.

 

L’autre c’était l’écoeurantite des mains à force de tuer toutes les mouches noires qui lui passait sous le nez.

 

Ils ont toute pognés une écoeurantite. Tout le monde était bloqué/malade. Le DOC capotait tellement sa vie, y’é parti travailler à Saint-Pascal.

 

La panique était prit au village. On savait pu quoi faire, avec des citoyens à moitié fonctionnels…

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Mais depuis ce temps, les habitudes ont changés à Saint-Bruno.
Un village nommé l’Ébranché est né.
Un village ou les anti-corps se sont forgés
Pour lutter contre la maladie de l’écoeurantite
Ici, tous les villageois aiment la nature
Ils y dorment paisiblement, printemps, été, automne, hiver
En y arpentant les sentiers de sa forêt, à pied ou en raquette
En observant les animaux qui y vivent
Mais surtout en appréciant le spectacle constant que la nature leur offre.
Les villageois de l’Ébranché ne demande pas à la nature de s’adapter à eux,
Ils ont plutôt choisis d’accepter, d’aimer et de respecter ce que la nature leur offrait. Et c’est comme ça que l’épidémie de l’écoeurantite s’est estompée…
Bienvenue à vous, dans ce village ou le bonheur et la quiétude d’esprit règnent.

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